Agriculture
Compte tenu de son climat favorable, la zone du Delta du Saloum est fortement marquée par l’agriculture. Si la sécheresse, l’épuisement des sols ainsi que la progression des terres salées causent des difficultés au secteur, il n’en demeure pas moins que près des trois quarts de la population active cultive, en complément ou non d’autres activités économiques.
La région, traditionnellement caractérisée par sa culture arachidière, comme une bonne partie du Sénégal, semble changer progressivement d’orientation agricole. La privatisation de la société d’état SONACOS il y a quelques années et la chute progressive du prix de l’arachide ont fini de détourner les populations de cette culture de rente. Aujourd’hui, les productions se tournent plutôt vers le mil et les autres cultures vivrières (riz, maïs, et niébé), la pastèque ou encore l’anacarde, qui se révèle plus rentable.
Les plantations d’anacardiers se sont en effet considérablement développées, suite à des programme de reboisement. La facilité de production, la résistance des arbres ainsi que le prix de la noix de cajou, plus intéressant en ont fait un produit à potentiel de développement important. Cependant, compte tenu des méthodes artisanales de transformation, une part minime de la production est transformée localement, la grande majorité étant exportée brute vers des pays tiers (principalement l’Inde).
Enfin, le maraîchage se concentre surtout dans la Communauté Rurale de Keur Samba Gueye, dans l’arrondissement de Toubacouta. Oignons, tomates, choux, aubergines, piments, mais aussi jaxatous, gombos et patates douces sont les principaux produits maraîchers cultivés ici. Ils sont essentiellement produits pour l’autoconsommation. Cependant, une partie non négligeable est écoulée dans les marchés hebdomadaires (appelés loumas).


