Pêche et cueillette

Compte tenu de la situation géographique et écologique de la zone, la pêche est l’une des activités principales. Production consommée localement pour une petite partie,  vendue dans les marchés régionaux ou exportée, elle constitue une des sources de revenus principales des populations de la zone.

C’est surtout à la pêche au filet ou à la palangrotte (bouée avec une série d’hameçons) que s’adonnent les pêcheurs locaux. En raison des moyens à leur disposition, ils partent dans les bolongs où des carpes (rouges, blanches, grises), des yaboi, et des thiof (mérou, poisson emblématique du Sénégal) se prennent facilement.

Pêche

A Missirah, centre de pêche notable de la Communauté Rurale, le type de pêche est plus « industriel » : les pêcheurs partent par dizaine dans des pirogues équipées de caisses isothermes, ce qui leur permet de partir plusieurs jours et plus loin, dans l’océan, où l’on trouve barracudas, gros capitaines et autres grands poissons. Bettenty, plus grand village de la Communauté Rurale avec ses 5 000 habitants est un autre centre de pêche important, et le principal producteur de crevettes de la zone.

OstrasLes femmes, elles, se destinent plus particulièrement à la cueillette des coques, des huîtres et  d’autres mollusques, qu’elles ramassent dans les bolongs à marée basse. Des méthodes originales permettent aujourd’hui la cueillette des huîtres sans pour autant mettre en danger la mangrove. Quelques groupements commercialisent les huîtres fraîches comme produits de luxe. D’autres les transforment artisanalement (séchage, fumage) pour la consommation locale, comme ils le font pour les poissons. Ce sont principalement des groupements féminins qui exercent ces activités de transformation.

La filière halieutique reste aujourd’hui majoritairement artisanale, tant pour la production que pour la transformation. Cela ne l’empêche pas d’être l’une des mieux organisées et des plus formalisées. De nombreux groupements locaux et organisations régionales participent à l’amélioration et à la professionnalisation du secteur.

Toutefois, le constat d’une raréfaction des espèces a donné lieu à des mesures de protection de certaines zones propices à la reproduction. Pour compenser les difficultés engendrées, certaines populations, vivant traditionnellement de la pêche, ont du développer d’autres activités génératrices de revenus.





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