Parc National du Delta du Saloum
En classant cette zone dans la catégorie des parcs nationaux dans les années 1970, le gouvernement sénégalais a non seulement voulu protéger un écosystème de mangrove et de mer (70 000 hectares) mais également un écosystème terrestre de transition devenu rare : le passage d’une forêt guinéenne à la savane (6 000 hectares).
Parmi les 188 espèces ligneuses que compte le Parc, on peut citer différentes espèces protégées, telles que le venn (un bois très recherché pour la fabrication des meubles, aujourd’hui en voie de disparition), ou le yir (utilisé pour les charpentes et les clôtures). On y trouve 9% de l‘ensemble des végétaux présents sur le territoire sénégalais.
En termes de diversité animale, ces trois écosystèmes abritent de nombreux mammifères : dans la partie terrestre se côtoient des singes verts, des hyènes tachetées, des phacochères, des guibs harnachés, mais aussi d’autres mammifères nocturnes devenus de plus en plus rares, tels que le pangolin ou l’oryctérope. Quelques dauphins et lamantins font parfois leur apparition dans la mangrove et dans la partie maritime, de même qu’un grand nombre de reptiles (tortues, varans, couleuvres, crocodiles, etc.). Enfin, la diversité des espèces d’oiseaux présentes dans la zone en a fait le 3ème site de l’Afrique de l’Ouest en la matière. En bordure de fleuve, dans les mangroves, ou dans les chapelets d’îles, de nombreux oiseaux (cormorans, martin-pêcheurs, pélicans, etc.) ont élu domicile ou viennent simplement passer la nuit.
Le Parc National, sous le contrôle de la Direction des Parcs Nationaux du gouvernement, est contrôlé et maintenu par une petite quinzaine d’agents de l’Etat. Cependant, tant la faiblesse des effectifs que la volonté de créer des relations entre le Parc et ses périphéries ont favorisé la création d’un nouveau « corps » : les éco-gardes. Issus des populations environnantes et travaillant sur la base du volontariat, les éco-gardes viennent renforcer les effectifs des agents du Parc, en contrepartie de quoi, ils se voient appuyés dans le développement d’activités génératrices de revenus (apiculture, tourisme, etc.).


