Traditions

Kankourang

Le Kankourang est une tradition mandingue vieille de plusieurs générations. A l’origine, il sortait  essentiellement pour les cérémonies de circoncision mais également lors de la venue de personnalités importantes dans le village ou encore lorsqu’il s’agissait de nettoyer les lieux publics (« Kankourang d’utilité »). Ce sont aujourd’hui ces deux dernières fonctions qu’il occupe.

C’est un personnage qui apparaît vêtu d’un costume et d’un masque faits d’écorce d’arbre et armé de deux coupe-coupe. Il se dit que l’écorce qui l’habille dégage une substance qui, au bout de quelques instants, le fait entrer dans un état de transe. Cet état nécessite de le faire accompagner par trois ou quatre personnes qui le surveillent.

Aujourd’hui, le Kankourang sort principalement à la fin de la saison des pluies, lorsqu’apparaît le besoin de désherber les lieux publics. Chaque dimanche matin, les jeunes garçons du village se réunissent pour nettoyer l’école, le dispensaire, etc. Le Kankourang a pour rôle de débusquer les « feignants » qui se cachent dans leurs maisons et les forcer à participer aux travaux collectifs.

Kankourang

Une commission réunissant une dizaine d’anciens du village, également membres de l’Association Villageoise, décident des lieux à nettoyer. Afin de maintenir le secret, le chef de cette commission, seul, désigne chaque semaine, la ou les deux personne(s) chargée(s) de revêtir la peau du Kankourang.

Le Kankourang est respecté et craint par la population :

La légende raconte qu’il y a très longtemps, le Kankourang tua une personne. Lorsque les juges voulurent faire son procès, personne ne put donner son identité. Les villageois leur proposèrent alors d’amener le costume, assurant que le Kankourang allait y apparaître. Des tourbillons jaillirent soudainement du costume et deux coupes-coupes lui sortirent de la bouche. Les juges, terrifiés par la bête, s’enfuirent sans le juger.

C’est cette peur qui motive la population à participer aux tâches de nettoyage du village. Toute cette cérémonie se déroule au son des tam-tams. A la fin, les villageois accompagnent le Kankourang vers la sortie du village, sachant que la semaine suivante, il reviendra…

Kankourang

 

Sabar

Parfois à Toubacouta, pour égayer la vie nocturne du village (et obtenir en même temps quelques fonds pour une caisse commune), des groupes de femmes organisent des sessions de sabar.
Des centaines de femmes se retrouvent dans un lieu du village, forment un cercle dans lequel elles seules peuvent danser. Au rythme du sabar (un tam-tam), les plus petites aux plus âgées se succèdent sur la piste dans un mouvement rapide et sensuel des hanches. Le rôle des hommes dans ces rencontres reste un mystère, leur apparition n’est pas très bien vue, ceux-ci étant considérés comme des sai-sai ou séducteurs.

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Lutte sénégalaise

Dans tout le pays, la lutte sénégalaise est un sport très populaire. Typiquement sérère et diola, de nombreux combats ont lieu à Toubacouta, organisés essentiellement par les associations de quartier. Supervisés par une fédération locale (CNG Niombato), des lutteurs de tout le Sénégal peuvent y participer. Une fois la date décidée (en général pendant la saison sèche), c’est par le biais d’annonces radio et de bouche à oreille que les athlètes prennent connaissance des rencontres et se donnent rendez-vous une ou deux fois par mois sur les terrains de Toubacouta. Le vainqueur se voit récompenser par des grains ou d’autres aliments.

Lutte Senegalaise

Au-delà de sa dimension sportive, la lutte possède une dimension culturelle et folklorique. Ce sport amateur à l’origine est véritablement devenu un sport professionnel. Les combats se déroulent au rythme des tam-tams et des chants des griots, pour encourager les lutteurs pendant l’affrontement.

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Groupe Kagnalin

C’est un groupe de danse et folklore, formé par des femmes âgées (appelés « mamans » du village). Elles se vêtissent de tenues traditionnelles avec de grands boubous, parfois fait de sacs de riz, des perruques, boucles d’oreilles et colliers en arêtes de poissons. Elles dansent le socé et participent à diverses fêtes du village (célébrations, mariages, baptêmes, etc.)





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