Musique

Les griots sont des musiciens traditionnels du Sénégal, fonction qui se transmettait de façon héréditaire. Les griots avaient autrefois un statut inférieur à celui des gouverneurs et commerçants, mais supérieur à celui des esclaves, au même niveau que les ferronniers et autres artisans. Ils se sont dédiés à diffuser la tradition orale génération après génération, ce qui a permis de conserver un grand nombre d’histoires africaines. Ces chants sont accompagnés de la cora, un instrument à cordes qui l’on trouve également dans d’autres pays africains.

Aujourd’hui, le tam-tam et le djembé sont les instruments les plus connus du continent. Le sabar et le tama sont deux types de tam-tam typiquement sénégalais. Le premier, d’origine wolof, est bien connu par les habitants de Toubacouta, surtout par les femmes qui organisent périodiquement des nuits de sabar. A la base du mbalax, le rythme du tama change constamment de vitesse, entrainant le danseur dans un mouvement effréné du corps. Le mbalax fait sensation dans tout le Sénégal. Mélange de sons cubains et de sabar, il a été créé par divers artistes dans les années soixante, et est aujourd’hui la musique la plus populaire. C’est pour cela qu’il n’est pas étonnant de l’écouter tant dans les soirées que sur le marché de Toubacouta.

Le mbalax n’a cependant pas l’exclusivité sur les pistes de danse : le zouk est un autre genre musical des plus connus et une bonne excuse pour danser collé-serré avec son partenaire, tout comme le reggaeton, qui poussé à plein volume, réchauffe l’ambiance des nuits sénégalaises. Le reggae, en plus d’égayer les nuits de danse ne manque pas dans la vie quotidienne des sénégalais. On ne peut pas oublier le hip-hop sénégalais, considéré comme l’un des meilleurs d’Afrique Occidentale, qui s’est imposé sur la scène musicale du pays.





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